Deux jours après ces nouvelles péripéties, voici quelques lignes pour faire état de la situation actuelle.

Je suis encore une fois extrêmement touché de votre solidarité. Tellement touché que j’ai peur de ne pas pouvoir en trouver les mots. Je vais tenter ma chance avec cet article.

Certaines situations sont parfois difficiles à gérer, car entre mon voyage, l’investissement que représente ce blog et mon travail que je dois continuer à assumer en parallèle, je m’impose depuis 6 mois un rythme de vie assez…palpitant. Rajoutez à ceci les rencontres, les imprévus, la nécessité de rester en contact avec les siens, et vous comprendrez pourquoi je n’ai jamais aussi peu dormi de toute ma vie ! Mais si je positive (et continuerai de positiver) sur ce genre d’expérience qui est pour moi une façon bien réelle de pré-rentrer dans la vie active tout en testant mes limites, je n’avais pas besoin de ces soucis à répétitions, qui sont devenus avec le temps et surtout la fréquence plus difficiles à endurer sur le plan psychologique.

La vie est faite d’épreuves, ce n’est pas la première ni la dernière que je rencontrerai (je touche du bois pour la fin du parcours malgré tout).

Mes parents m’ont donné cette éducation qui joue aujourd’hui sur ma façon de voir les choses comme de les vivre. Leur soutien continue (tout comme le votre, fidèles lecteurs) est primordial pour moi et je tenais à les remercier.

Remercier tout particulièrement mon père car si je suis encore sur la route à ce jour, c’est grâce à lui. Depuis tout petit, c’est lui qui m’a appris à ne jamais abandonner, à faire face. C’est lui aussi qui m’emmenait un peu partout dès mon plus jeune âge, même parfois quand c’était très dur ! Mais si le voyage me renforce mentalement, c’est toutes ces petites choses de mon enfance qui m’ont forgés ce mental d’acier. Merci à toi Papa (J’ai hâte de refaire de la planche avec toi d’ailleurs…).

Lors de ma dernière agression, je refusais toute aide financière, favorisant le profit aux associations que je visite (Plus de 200 euros récoltés en 24 heures suite à mon message…). Je détestais cette idée d’avoir à faire le mendiant comme je la déteste toujours.

Après y avoir longuement songé, pesé le pour le contre (que je considère comme majoritaire), je me vois contraint aujourd’hui de recourir à votre aide.

« Contraint ? » Vous offusquez vous peut-être. Non, pas « contraint » au sens premier du terme, car dans la vie on a toujours (ou presque) le choix. Et je pourrais très bien me passer de caméra. N’est ce pas incroyable de faire le tour du monde déjà ? Oui, ça l’est. Définitivement.

Seulement, voilà, et ce n’est encore pas la première fois que je fait part de ma vision des choses : ce projet s’est majoritairement orienté autours de l’image depuis le début et abandonner ces vidéos que j’aime tellement vous faire partager (et pour être tout à fait franc avec vous, je suis autant déprimé à l’idée d’avoir perdu ces images pour votre plaisir de voyager en vidéo que pour mes propres souvenirs personnels. C’est d’ailleurs la discussion que j’avais il y a quelques heures avec ma mère : « Toi au moins tu as vu ces endroits ou beaucoup de personnes n’iront sans doute jamais…« ) a mi-parcours serait très certainement quelque chose à assumer en tant qu’un grand échec personnel. J’avais même déjà préparé le plan du film du Brésil, qui s’annonçait très certainement comme le meilleur depuis le début au vu des images incroyables que j’avais tournés en 3 semaines…

Comme l’a très justement précisé Maxime (Umanax) dans son commentaire, ce n’est certainement pas sur des entreprises comme la FNAC ou autre grosses industries que je pourrais compter dans cette période d’égarement.

Je m’en était d’ailleurs rendu compte lors de ma recherche de sponsors, me heurtant à des mutismes qui en disent longs sur la difficulté à être crédible auprès de compagnies de cette taille.

Je tentais tout simplement ma chance, mon lectorat m’ayant parfois fait de bonnes surprises (J’y reviendrai dans un article à venir et en cours de rédaction).

J’étais tellement dépité il y a a peine 48 heures que j’envisageais de revendre mon ordinateur (qui a survécu je ne sais par quel miracle à toutes ces attaques sournoises auxquelles je suis confronté depuis le Costa Rica) pour racheter une caméra.

Seulement voilà, mon ordinateur reste mon outil de travail et si je perds mon ordinateur, je perds vraisemblablement ce qui me permet de survivre financièrement depuis le début sur le plan financier.

Pendant que j’y suis je tiens à m’excuser auprès des gagnants du concours, leurs DVD ayant disparu lors de mon agression au Pérou. Je ne vous oublie cependant pas, vous aurez droit à un extra, soyez en surs et j’essaye de vous tenir au courant le plus rapidement possible.

Nous y voilà donc. Si vous aimez mon travail, que vous appréciez autant voir les vidéos que j’aime les réaliser ; Si vous souhaitez devenir une des pierres nécessaires à reconstruire le mur une fois de plus démoli, que ces images vous font voyager…

Si vous souhaitez me donner un coup de pouce dans le rachat de mon matériel, je viens tout juste de créer un compte paypal dédié. Il vous suffit de cliquer ici :


Tout comme pour les associations, il est possible de donner à partir de 1 euro. J’ai déjà commencé à réfléchir comment votre offrir une contrepartie dans les mois à venir.

Au niveau logistique, je compte m’arrêter dans la zone franche (sans taxes) de Punta Arenas au Chili (ou je serai dans quelques jours) pour acquérir une caméra à un prix plus raisonnable que ce fut le cas au Brésil…Pour répondre au commentaire de Geoffrey, je n’envisage le rachat total de l’ensemble (caméra et appareil photo) à environ 1000 euros. Je ne suis cependant pas convaincu d’investir dans un appareil photo dans l’immédiat, sauf si je trouve une occasion intéressante.

Simplement merci à vous une fois de plus pour votre soutien dans ces épreuves difficiles. Merci aussi aux personnes qui ont relayés l’information via Twitter. Vous êtes tous les jours un peu plus nombreux à me suivre sur cette plateforme.

J’ai la chance ici d’être bien entouré ici à Buenos Aires, entre l’accueil offert par un ami de mon ancienne ESC vivant et travaillant sur place, celui de ses colocataires (1000 merci à Marine pour être venue avec moi faire ma déclaration de vol, ainsi qu’à Adrien, Jose et Carlos), ainsi que celui de Laura Maria et Natalia, les deux soeurs argentines que j’avais hébergé et interviewé à Paris il y a 1 an.

Je récupère quelque forces avant de partir pour le bout du monde, Ushuaia et la terre de feu, dans quelques jours. J’en profite aussi pour finir la rédaction du fameux article sur Cusco et le Machupicchu que je vous avais promis. A suivre dans les jours à venir…

Je vous laisse avec cette chanson des Cardigans que j’adore, qui a pris un peu plus de sens pour moi ces derniers temps.

« If you live you’ll learn…And I live and I learn »

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