Un avant goût Vietnamien

Il s’est passé beaucoup de choses ces deniers jours.

Depuis que je suis revenu du Vietnam, je n’ai à vrai dire pas chômé. Il faudra revenir prochainement sur l’action de crowdfunding menée entre Décembre et fin Janvier car la démarche mérite bien qu’on s’y attarde. Ses difficultés, ses surprises et ses déceptions, croyez-moi il y a des choses à dire et j’espère bien pouvoir vous apporter quelques tuyaux si vous décidez de vous lancer un jour dans une entreprise de ce type.

Mais venons-en au fait. En milieu de semaine, j’ai tout d’abord appris que WeKapture, société de production parisienne, s’associait au projet de film et allait prendre en charge l’étalonnage et le motion design.

Dans son incroyable élan de générosité, cette société a décidé de faire un don de 600 euros à l’association Sourire du Vietnam. OUI, 600 EUROS ! À ce jour, je suis donc fier d’annoncer que ce projet a permis de lever 712 euros pour l’association et je vous laisse imaginer la joie de notre petite troupe. Un début de partenariat fertile donc, qui n’est que le début d’une action dans la durée (affaire à suivre ;) )

Côté réalisation, Je suis ravi d’entreprendre à nouveau une collaboration avec ma soeur – monteuse de profession – qui va prendre en charge la partie montage du film. Le compositeur de Backpacker sera également de la partie avec une bande son composée sur-mesure. Enfin, j’ai débuté une petite révolution, abandonnant finalement Final Cut Pro pour me mettre (avec beaucoup d’enthousiasme) à Première Pro.

Je serai à Aix-en-Provence le week-end prochain pour finaliser le tournage du film. La sortie de ce dernier aura lieu cet été – si tout se déroule bien – et je souhaitais vous offrir un petit aperçu des images capturées durant ces 15 jours de folle aventure. Bon dimanche !

Rendez-vous au Salon du Tourisme de Lyon !

Depuis quelques années, certains salons rivalisent d’imagination pour créer de nouveaux espaces de rencontre. Les Salons du Tourisme font partis de ceux là et me proposent cette année de coanimer à Lyon un espacé dédié aux Tours du Monde.

Et avec des invités de marque, comme notamment le trio Solidream, rendu dernièrement célèbre avec la sortie d’un superbe film retraçant 3 ans de défis entre amis à travers la planète. Pour rappel et si vous êtes passés à côté…

Durant cette escale de 3 jours, j’aurai l’occasion et le privilège d’animer un petit atelier sur le thème de « l’organisation d’un voyage au long cours », Vendredi 27 Mars de 14h à 14h30 à la Halle Tony Garnier. Sympa, le salon met à votre disposition des invitations gratuites. Pour récupérer la votre, il vous suffit de cliquer sur l’image ci-dessous.

Ce genre de manifestations me sont chères et pour cause, on y croise beaucoup de gens passionnants et on se charge d’images et de rêves pour un moment. Un vrai moment propice au partage, à la rencontre et au voyage ! Alors vous venez ?

Sur la route de mes ancêtres

Un projet de film participatif et solidaire, c’est possible ?

À vrai dire, j’ai quelque peu hésité avant de me lancer. Après avoir participé au financement de quelques projets similaires (notamment le deuxième épisode de la série On Plie Bagage de Tania Houlbert) et effectué un rapide sondage sur Facebook, je me suis dit qu’au final, il ne coutait rien de tenter ma première expérience crownfunding en offrant des contreparties originale et intéressantes. Après tout, c’est la mode n’est-ce-pas ?

Cette fois-ci, c’est au Vietnam que je souhaite vous amener. Sur la route de mes ancêtres. Enfin, ceux de David plus exactement. David, c’est un ami à l’origine d’un projet un peu dingue : effectuer un roadtrip en moto de près de 1 000 km avec en point d’orge la rencontre de membres de sa famille qu’il ne connaît pas.

La plongée au coeur d’un pays fantastique, à travers rizières et montagnes mais romancée à travers l’histoire d’une quête vers l’inconnu pour David et 4 de ses amis.

Photo : Madame-Oreille.com

À propos de la réalisation en elle-même. Au cours de mes dernières expériences en la matière, j’ai pu avoir un aperçu du travail qu’un projet de ce type peut représenter. 5 mois par intermittence et 6 mois à temps complet ont par exemple été nécessaires pour réaliser respectivement les films Inch’Allah – La route du Sud et Backpacker, en 2010 et 2014…

Un travail de titan pensé en amont qui ne m’effraie pas mais qui demande des sacrifices certains, à la base sur le plan financier. Une pression non négligeable par ailleurs, compte tenu de l’aspect professionnel que je souhaite donner à ce reportage, afin que chacun puisse avoir le sentiment de voyager à nos côtés.

J’ai souhaité avant tout rendre ce film très accessible et le ticket d’entrée est volontairement bas: 6 euros.

À mes habitudes, j’ai voulu donner une dimension solidaire à ce projet et j’insiste bien sur ce point. Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que chaque défi compte ses engagements ! Dans le cadre du financement participatif et pour chaque soutien du projet, je m’engage à reverser la somme d’un euro à l’association de la région Lyonnaise Sourire du Vietnam, qui œuvre sur place dans le but d’apporter une aide humanitaire, sociale et éducative aux enfants du pays.

Attention, comme sur Ulule, il faut aller au bout de la collecte pour toucher les fonds, je me laisse ainsi jusqu’à Noël pour juger de la capacité du projet à être financé et donc partir dans l’optique d’une réalisation. Le décompte est donc lancé jusqu’au 25 Décembre, même si la collecte ne prendra en réalité fin qu’à la fin du mois de Janvier.

Pour découvrir le synopsis du film et le projet dans son intégralité, cliquez ci-dessous ! Merci par avance pour votre aide, vos soutiens et relais, à quelque niveau que ce soit.

Inch’Allah : The long road South – Le Film

Nous y voila : le projet Inch’Allah – The long road south‘, entamé en Avril 2012, touche à sa fin. Ou plutôt va commencer à vivre ! 600 heures de travail au bas mot, 6 mois de travail qui ont occupés 50% de mon temps libre, un lancement raté il y a 1 an 1/2 faute de temps…il était temps de vous en faire profiter.

J’ai pris un plaisir immense à documenter ce voyage, mais surtout à le vivre en compagnie de mon père. Un raid initiatique au pays du thé à la menthe qui s’est révélé être encore plus physique que je ne l’avais imaginé…

(La suite …)

6 mois en Guinée avec les chimpanzés

Cette vidéo est une compilation de 6 mois de vidéos réalisées par Lorène, une de mes meilleures amies, volontaire au sein du Centre de Conservation pour Chimpanzés (CCC) en Guinée. Situé au cœur du Parc national du haut Niger depuis 1997, le CCC est un sanctuaire qui recueille les chimpanzés orphelins issus du trafic illégal et les réhabilite à la vie sauvage afin de les relâcher dans la forêt.

Pendant ses 6 mois au CCC, Lorène a été la « maman de substitution » de 5 jeunes chimpanzés orphelins victimes du trafic illégal, et a eu comme mission de les accompagner en brousse chaque jour pour leur faire découvrir la forêt et leur apprendre, notamment, à trouver de la nourriture et à tisser des liens sociaux. Cette vidéo retrace le quotidien de Tango, Tya, Sam, Baïlo et Labé, la découverte de la forêt, leur apprentissage du cassage de haricot et de l’épouillage, leurs jeux, leurs bagarres et leurs moments de tendresse. On y découvre aussi les autres pensionnaires du centre, des chimpanzés plus âgés qui ne sortent plus en brousse avec les soigneurs, mais vivent dans leur enclos, en attendant leur prochain relâcher dans la forêt.

Les chimpanzés du CCC sont tous des victimes du trafic illégal et ont été recueillis suite à une saisie auprès de trafiquants ou de particuliers. Pour chaque bébé capturé par les braconniers, on estime que 10 chimpanzés adultes ont été tués. Les chimpanzés ne sont pas des animaux de compagnie et deviennent ingérables en grandissant. Ils ne peuvent en effet pas être domestiqués. Acheter ou détenir un chimpanzé est puni d’une peine de prison et d’une amende en Guinée mais le trafic illégal est encore considérable aujourd’hui. Un nombre très important de chimpanzés sont en effet illégalement exportés du territoire guinéen vers la Chine ou des pays occidentaux.

Au gré de mes voyages, je n’ai jamais été confronté de façon directe à cette terrible problématique qu’est le braconnage, néanmoins je me suis toujours intéressé via les médias au devenir de certaines espèces menacées. Découvrir l’aventure menée par Lorène au cœur de la brousse est aujourd’hui une piqure de rappel nécessaire à propos de la protection des espèces en danger.

Pour en savoir plus sur le Centre de Conservation pour Chimpanzés, cliquez ici. Vous pouvez aussi suivre l’actualité du CCC sur Facebook !

Carnet de bord d’une SaintéLyon

Depuis que je m’intéresse à la course à pied, je n’étais jamais allé au delà du semi-marathon. Par manque d’entrainement et de motivation, il faut l’avouer. Il y a de ça 1 an et demi, j’ai fait la rencontre d’une équipe de passionnés un peu particulière : la Crewstach. Un collectif de furieux du running qui s’efforcent de porter la moustache à chaque course pour un soit disant meilleur aérodynamisme…L’objectif étant de courir le maximum de courses dans l’année, c’est donc naturellement que nous nous sommes préparés puis inscrits sur la SaintéLyon 2013.

Pourtant sportif, je ne m’étais pour autant jamais aventuré dans une épreuve ultratrail, qui plus est nocturne. Rendez-vous était donc pris le 8 Décembre à minuit depuis la ligne de départ de la SaintéLyon. Cette course mythique, dont c’était la 60ème édition cette année, consiste à rallier Saint-Étienne à Lyon de nuit. Plus de 12 000 participants à l’euphorie collective. 75 km d’efforts, 1 800 mètres de dénivelé. 56% de chemin pour 44% de bitume.

Crédit photo : Gilles Reboisson

Nous y voilà donc. Le bus pris à Lyon en compagnie de l’équipe, nous sommes en route pour Saint-Étienne. La semaine a été reposante. Une hygiène de vie irréprochable, de bonnes nuits de sommeil, beaucoup d’eau avalée, un régime spécial marathon mis en pratique. Le grand gymnase qui nous accueille nous plonge d’entrée de jeu dans une ambiance particulière : une vraie fourmilière. Je croise Nicolas – qui m’épate régulièrement avec ses exploits sportifs – et même Antranik que j’étais allé voir lors de sa dernière conférence sur Lyon. L’impatience se lit sur leurs visages…

(La suite …)