Sur la route de mes ancêtres

Un projet de film participatif et solidaire, c’est possible ?

À vrai dire, j’ai quelque peu hésité avant de me lancer. Après avoir participé au financement de quelques projets similaires (notamment le deuxième épisode de la série On Plie Bagage de Tania Houlbert) et effectué un rapide sondage sur Facebook, je me suis dit qu’au final, il ne coutait rien de tenter ma première expérience crownfunding en offrant des contreparties originale et intéressantes. Après tout, c’est la mode n’est-ce-pas ?

Cette fois-ci, c’est au Vietnam que je souhaite vous amener. Sur la route de mes ancêtres. Enfin, ceux de David plus exactement. David, c’est un ami à l’origine d’un projet un peu dingue : effectuer un roadtrip en moto de près de 1 000 km avec en point d’orge la rencontre de membres de sa famille qu’il ne connaît pas.

La plongée au coeur d’un pays fantastique, à travers rizières et montagnes mais romancée à travers l’histoire d’une quête vers l’inconnu pour David et 4 de ses amis.

Photo : Madame-Oreille.com

À propos de la réalisation en elle-même. Au cours de mes dernières expériences en la matière, j’ai pu avoir un aperçu du travail qu’un projet de ce type peut représenter. 5 mois par intermittence et 6 mois à temps complet ont par exemple été nécessaires pour réaliser respectivement les films Inch’Allah – La route du Sud et Backpacker, en 2010 et 2014…

Un travail de titan pensé en amont qui ne m’effraie pas mais qui demande des sacrifices certains, à la base sur le plan financier. Une pression non négligeable par ailleurs, compte tenu de l’aspect professionnel que je souhaite donner à ce reportage, afin que chacun puisse avoir le sentiment de voyager à nos côtés.

J’ai souhaité avant tout rendre ce film très accessible et le ticket d’entrée est volontairement bas: 6 euros.

À mes habitudes, j’ai voulu donner une dimension solidaire à ce projet et j’insiste bien sur ce point. Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que chaque défi compte ses engagements ! Dans le cadre du financement participatif et pour chaque soutien du projet, je m’engage à reverser la somme d’un euro à l’association de la région Lyonnaise Sourire du Vietnam, qui œuvre sur place dans le but d’apporter une aide humanitaire, sociale et éducative aux enfants du pays.

Attention, comme sur Ulule, il faut aller au bout de la collecte pour toucher les fonds, je me laisse ainsi jusqu’à Noël pour juger de la capacité du projet à être financé et donc partir dans l’optique d’une réalisation. Le décompte est donc lancé jusqu’au 25 Décembre, même si la collecte ne prendra en réalité fin qu’à la fin du mois de Janvier.

Pour découvrir le synopsis du film et le projet dans son intégralité, cliquez ci-dessous ! Merci par avance pour votre aide, vos soutiens et relais, à quelque niveau que ce soit.

Inch’Allah : The long road South – Le Film

Nous y voila : le projet Inch’Allah – The long road south‘, entamé en Avril 2012, touche à sa fin. Ou plutôt va commencer à vivre ! 600 heures de travail au bas mot, 6 mois de travail qui ont occupés 50% de mon temps libre, un lancement raté il y a 1 an 1/2 faute de temps…il était temps de vous en faire profiter.

J’ai pris un plaisir immense à documenter ce voyage, mais surtout à le vivre en compagnie de mon père. Un raid initiatique au pays du thé à la menthe qui s’est révélé être encore plus physique que je ne l’avais imaginé…

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6 mois en Guinée avec les chimpanzés

Cette vidéo est une compilation de 6 mois de vidéos réalisées par Lorène, une de mes meilleures amies, volontaire au sein du Centre de Conservation pour Chimpanzés (CCC) en Guinée. Situé au cœur du Parc national du haut Niger depuis 1997, le CCC est un sanctuaire qui recueille les chimpanzés orphelins issus du trafic illégal et les réhabilite à la vie sauvage afin de les relâcher dans la forêt.

Pendant ses 6 mois au CCC, Lorène a été la « maman de substitution » de 5 jeunes chimpanzés orphelins victimes du trafic illégal, et a eu comme mission de les accompagner en brousse chaque jour pour leur faire découvrir la forêt et leur apprendre, notamment, à trouver de la nourriture et à tisser des liens sociaux. Cette vidéo retrace le quotidien de Tango, Tya, Sam, Baïlo et Labé, la découverte de la forêt, leur apprentissage du cassage de haricot et de l’épouillage, leurs jeux, leurs bagarres et leurs moments de tendresse. On y découvre aussi les autres pensionnaires du centre, des chimpanzés plus âgés qui ne sortent plus en brousse avec les soigneurs, mais vivent dans leur enclos, en attendant leur prochain relâcher dans la forêt.

Les chimpanzés du CCC sont tous des victimes du trafic illégal et ont été recueillis suite à une saisie auprès de trafiquants ou de particuliers. Pour chaque bébé capturé par les braconniers, on estime que 10 chimpanzés adultes ont été tués. Les chimpanzés ne sont pas des animaux de compagnie et deviennent ingérables en grandissant. Ils ne peuvent en effet pas être domestiqués. Acheter ou détenir un chimpanzé est puni d’une peine de prison et d’une amende en Guinée mais le trafic illégal est encore considérable aujourd’hui. Un nombre très important de chimpanzés sont en effet illégalement exportés du territoire guinéen vers la Chine ou des pays occidentaux.

Au gré de mes voyages, je n’ai jamais été confronté de façon directe à cette terrible problématique qu’est le braconnage, néanmoins je me suis toujours intéressé via les médias au devenir de certaines espèces menacées. Découvrir l’aventure menée par Lorène au cœur de la brousse est aujourd’hui une piqure de rappel nécessaire à propos de la protection des espèces en danger.

Pour en savoir plus sur le Centre de Conservation pour Chimpanzés, cliquez ici. Vous pouvez aussi suivre l’actualité du CCC sur Facebook !

Carnet de bord d’une SaintéLyon

Depuis que je m’intéresse à la course à pied, je n’étais jamais allé au delà du semi-marathon. Par manque d’entrainement et de motivation, il faut l’avouer. Il y a de ça 1 an et demi, j’ai fait la rencontre d’une équipe de passionnés un peu particulière : la Crewstach. Un collectif de furieux du running qui s’efforcent de porter la moustache à chaque course pour un soit disant meilleur aérodynamisme…L’objectif étant de courir le maximum de courses dans l’année, c’est donc naturellement que nous nous sommes préparés puis inscrits sur la SaintéLyon 2013.

Pourtant sportif, je ne m’étais pour autant jamais aventuré dans une épreuve ultratrail, qui plus est nocturne. Rendez-vous était donc pris le 8 Décembre à minuit depuis la ligne de départ de la SaintéLyon. Cette course mythique, dont c’était la 60ème édition cette année, consiste à rallier Saint-Étienne à Lyon de nuit. Plus de 12 000 participants à l’euphorie collective. 75 km d’efforts, 1 800 mètres de dénivelé. 56% de chemin pour 44% de bitume.

Crédit photo : Gilles Reboisson

Nous y voilà donc. Le bus pris à Lyon en compagnie de l’équipe, nous sommes en route pour Saint-Étienne. La semaine a été reposante. Une hygiène de vie irréprochable, de bonnes nuits de sommeil, beaucoup d’eau avalée, un régime spécial marathon mis en pratique. Le grand gymnase qui nous accueille nous plonge d’entrée de jeu dans une ambiance particulière : une vraie fourmilière. Je croise Nicolas – qui m’épate régulièrement avec ses exploits sportifs – et même Antranik que j’étais allé voir lors de sa dernière conférence sur Lyon. L’impatience se lit sur leurs visages…

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Borealis : Un hiver avec les chiens

Lorsque j’ai rencontré Tania Houlbert, c’était à Paris, un soir de 2011 et au cours d’un des tous premiers apéros voyageurs. Sa passion de l’image et son talent à l’oeuvre ne m’ayant jamais laissé indifférent, je me suis naturellement et toujours intéressé de près ou de loin aux vidéos qu’elle réalisait. Au fil du temps, nous avons parfois échangé de petits mais précieux conseils techniques et je dois dire que c’était plaisant.

Borealis, c’est l’histoire de deux français partant à la découverte de la Laponie Suédoise durant un mois, sur la trace de deux autres compatriotes bleu blanc rouge ayant fait le choix d’adopter une meute de chiens sur place.

J’ai donc décidé de vous faire découvrir ce superbe projet à travers le teaser du film ainsi qu’avec une petite interview de l’intéressée…

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Souvenirs de Serbie

Quand on voyage et qu’on a le déclencheur facile , le stockage des films et des photos est souvent problématique.  Pire, c’est au moment du retour qu’on réalise à quel point accumuler des souvenirs devient aisément un enjeu de taille. Parfois à contre cœur, on se met alors à collectionner des disques durs en croisant les doigts afin qu’ils parviennent à tenir le coup au moins quelques années (je ne sais pas si vous avez remarqué, mais cela devient de plus en plus rare).

Du coup, c’est en faisant tout récemment le tri dans mes archives que je suis tombé un peu par hasard sur des images que j’avais tourné en Serbie en 2011. Un film honteusement laissé en jachère depuis plus de 2 ans - faute de temps et d’oubli - il fallait faire quelque chose. Alors que nous nous trouvions en reportage pour le projet World Party Tour, un festival un peu dingue s’était ouvert à nous. De façon assez inexpliquée, nous avons pu bénéficier de quasi tous les accès durant l’évènement se déroulant dans la ville de Novi Sad. Certes, je ne suis pas en mesure aujourd’hui de vous montrer toutes les facettes de la charmante Belgrade, encore moins la flagrante gentillesse du peuple Serbe, ni d’expliquer plus en détail les nombreux kilomètres avalés au milieu de nulle part. En revanche – et parce que nous en avons bien profité -voici quelques preuves du bon temps passé sur place.

Une semaine intense, des nuits très courtes à se serrer à trois (valises inclues) dans une tente miniscule, à se réveiller en plein cagnard (pas loin de 40 degrés à l’ombre sans le moindre brin d’air), à alterner baignades dans le Danube et interviews avec les artistes…Que de souvenirs !