Au revoir grandiose Mongolie, bonjour énigmatique Russie ! En effet, après avoir arpenté les plaines mongoles, il ne fallait pas manquer le train qui me permettrait de rejoindre la Russie, avant-dernier pays qu’il me restait à visiter.

« Visiter » la Russie, voilà néanmoins une belle utopie ! Peuplé de près de 142 Millions d’habitants (chiffre datant de 2007), le pays est le plus vaste territoire au monde. Un constat duquel découle forcément une organisation particulière : il faut faire des choix ! Pour ma part, j’ai choisi de vivre l’expérience « anti-touriste » au maximum, me retrouvant la plupart du temps dans des villes qui n’avaient visiblement pas l’habitude de voir des étrangers tous les jours. Un choix parfois lourd de conséquences, nous y reviendrons plus tard.

Cela étant, impossible de ne pas s’arrêter à Irkutsk, ville située en plein coeur de la Sibérie et ancrée à seulement 66km du lac Baïkal. Un point de passage obligé pour les voyageurs du transsibérien…

A l’approche de la ville, le train circule d’ailleurs le long du lac et les paysages vous offrent ce que le lac Baïkal a de plus beau : de l’eau à perte de vue, une fumée omniprésente formée par le froid polaire, l’envie inexplicable de vouloir l’approcher de plus près. D’ici une petite semaine, je vous promet un beau bilan vidéo de ce qu’ils nous a d’ailleurs été permis d’observer…

Je dis « Nous« , car une fois de plus, je n’étais pas tout seul dans le train. En compagnie de Matthieu et de Fabrice, j’ai pu rencontrer Kit et Slavisa, deux backpackers hollandais d’une trentaine d’années avec qui le courant passera très bien.

A Irkutsk, il m’arrivera une petite histoire dont seul le voyage est capable. Fraichement débarqué du train ou j’ai laissé mes compagnons de voyage (qui auront choisi de faire l’impasse sur Irkutsk faute de temps), me voilà à marcher dans la rue lourdement chargé. Au bout de quelques dizaines de minutes, une voiture s’arrête à ma hauteur. A l’arrière de la voiture, une vitre s’ouvre et une sympathique tête blonde me demande en anglais si je cherche un hostel.

Banco ! Le blond en question s’appelle Adrien et voyage avec sa copine Camille. Ils ont rencontré dans le train une famille Russe d’une gentillesse rare, et qui cherche à présent à les aider à trouver un endroit ou poser leurs valises. Un couple de français originaire de l’île d’Oléron donc ! Et leur histoire est assez incroyable : ils se rendent en Indonésie (un rêve pour moi, que j’ai du mettre de côté en raison du Tsunami de l’année passée) pour surfer et tourner un film ! Autant vous dire que lorsque vous vous balader avec un surf en plein milieu de la Sibérie, on se demande forcément de quelle planète vous êtes originaire…Nous nous rendrons donc ensemble au Baïkal Hostel, très petit et un peu excentré mais que je recommande, avec le Baikaler Hostel.

Le lac Baïkal : un mythe à lui tout seul. Une légende prétend même que l’immortalité s’acquiert par un simple plongeon dans ses eaux. Souhaitant vivre le plus longtemps possible, je n’hésiterai du coup pas à braver l’eau à 1°C. Combinée aux -20°C ambiant, ce n’est donc pas étonnés que mes comparses et moi avons pu voir de la glace se former sur notre peau dès la sortie de l’eau !

Il se place à la 8ème place des lacs les plus grands au monde, mais en tête de ceux les plus profond (environ 730 mètres de moyenne). Chiffre hallucinant, le lac Baïkal représente 20% du volume mondial d’eau douce contenue dans les lacs et les rivières. Le lac Baïkal, c’est aussi 260 fois le lac Léman en terme de volume d’eau. De quoi impressionner !

Côté pratique, sachez que depuis Irkutsk, rejoindre le lac Baïkal est très simple. Rendez vous à la station de bus située au nord de la ville, et demandez un bus pour Listvyanka. Il y a plusieurs départs par jour, et cela coute seulement l’équivalent de quelques dollars américains. En à peine 1 heure 30 de transport, vous y êtes !

Comme d’habitude, on se quitte sur un peu de vidéo. La plongée en Sibérie, c’est maintenant !

Et si vous voulez gagner un DVD Best-of, je vous propose de vous rendre ici. L’ayant reçu en cadeau, il a décidé de le faire gagner. Pour ma part, je n’en ai plus à vous donner en ce moment, donc en attendant, tentez votre chance !