« Enfin le Panama, c’est pas trop tôt.. » vous dîtes-vous peut-être. Mais si mes aventures au Costa Rica ont une fois de plus eu des répercussions sur mon timing (au Panama, je n’ai eu le temps de visiter que Bocas del Toro et Panama City), j’ai eu l’esprit pas mal occupé ces derniers temps…

Aujourd’hui, donc, je vous propose de découvrir en images Bocas del Toro ou j’ai passé 2 jours 1/2, peu de temps avec mon départ pour la Colombie.

Sur place, je vous recommande l’hostel Mondo Taitu, géré par 3 américains qui gagneraient aisément un oscar dans la catégorie « attitude la plus relax du monde« . La nuit vous coûtera 10 dollars. Il vous est possible de louer des planches de surf sur place dans cet endroit « on ne peut plus convivial »…

L’Hostel Mondo Taitu

N’hésitez pas non plus à louer un vélo (4 dollars pour 2 heures, 10 dollars la journée) si vous souhaitez partir découvrir l’île. Mais ne sous-estimez pas votre forme physique, car 1 : la route qui vous attends est très vallonnée et non goudronnée et 2 : le vélo que vous louerez risque d’être à moitié à plat et sans vitesses (c’était mon cas). Rajoutez un 3 : la chaleur est étouffante et vous obtiendrez un 4 : vous allez en baver ! Heureusement, il existe toujours le numéro 5 : vous dormirez bien le soir…

En plein milieu de la jungle

Vous dormirez donc bien…Sauf si vous décidez de sortir ! Car à Bocas del Toro, on peut aussi faire la fête, et cela se passe à l’Aqualounge, sur l’île en face de l’Isla Colon, et je recommande vivement cet endroit.Les bateaux vous y emmèneront pour 1 dollar, vous accosterez au milieu du dancefloor de la boîte (souvenir mythique) et vous pourrez même profiter du plongeoir aménagé sur le quai.Petite anecdote : En plein milieu de la nuit, et pour quitter la boîte, je décide avec Mickael, un hollandais génial rencontré à l’auberge, de faire la traversée retour à la nage. »Es no seguro ! Estás loco ?! » nous hurlerons ces deux chauffeurs de bateau ! Première tentative avortée et nous voilà donc à rentrer sur le quai de la discothèque sous les moqueries des quelques gringos rencontrés à l’hostel Mondo Taitu.

Seulement voilà, et si vous suivez attentivement ce blog vous commencez peut-être à vous en rendre compte, on ne m’arrête pas aussi facilement ! Une bière plus tard, et lorsque la sécurité relâche son attention, je me lance à nouveau dans le noir total, cette fois sans Mickael qui s’est dégonflé entre temps ! Au milieu des bateaux qui croisaient et de la faune marine suspecte, (un pécheur qui m’a réceptionné sur l’autre île m’a affirmé, pour me faire peur ou pas, qu’il avait croisé un requin tigre quelques jours auparavant !), je rejoindrai l’île en face en une bonne quinzaine de minutes. Je rencontrerai aussi Florian, jeune français de 21 ans qui baroude depuis quelques semaines maintenant en Amérique du Sud. Étudiant en 3ème année de médecine, il a pris un break d’une année pour voyager. Et quel voyage ! Monsieur étant en manque d’argent, il a donc réalisé en décembre dernier la traversée de l’Atlantique en 1 mois, et ce avec un autre skipper sur un petit voilier. Un récit incroyable qu’il m’a confié par morceaux. Enorme respect à lui car c’est dans ce genre d’expérience, comme il me le disait, que tu « testes tes limites« .

Accostage en plein milieu de la nuit à l’Aqualounge

Le lendemain, je prendrai la direction en compagnie de deux Norvégiennes rencontrées à Bocas Del Toro. Nous échouerons dans une autre auberge de jeunesse assez incroyable (et dont les propriétaires ne sont autres que ceux du Mondo Taitu) au nom de Luna’s Castle ….Encore une fois vivement recommandé ! Coût de la nuit en dortoir: 12 dollars (qui est aussi le prix de la sécurité assurée sur place par des vigiles, car Panama n’est pas une ville toujours très tranquille dès la nuit tombée !)

Le jour de mon départ pour la Colombie, trop fatigué et surtout à cours de batterie sur le caméscope, je ne filmerai pas ou très peu d’images de Panama City. Mais vous ne ratez pas grand chose. Si ce n’est ce qui est ma plus grande déception : l’impossibilité de me rendre au Canal de Panama (environ 30 kilomètres de Panama City, et environ 5 dollars l’admission aux docks). Autre constatation sur la capitale du dernier pays d’Amérique Latine : je dois dire qu’après Mexico City, Panama est certainement une des villes les plus polluées qu’il m’est été donné de croiser sur ma route…

Pour vous rendre à Bocas del Toro, voici le parcours à suivre :

Assurez vous dans un premier temps d’aller à Sixaola, petit village non loin de la frontière Costa Rica – Panama.

Si vous choisissez de partir depuis San José au Costa Rica, rendez vous au terminal Caribe (attention à vos affaires sur place, ne relâchez jamais votre attention). Il vous en coutera environ 5600 colones (soit 10 $) pour rallier Sixaola. Heures de départ : 6:00, 12:00 et 14:00. Attention cependant car si vous voulez passer la frontière à temps (heures d’ouverture : 8 AM5 PM), il vous faudra prendre le premier bus du matin à 6 heures. Si vous n’êtes pas du matin, une autre option s’offre à vous, à savoir vous arrêter à Puerto Viejo sur la côte Caraïbe Costa Ricaine en fin d’après midi, histoire de surfer une ou deux vagues et de découvrir ce petit village charmant. Avant de repartir le lendemain…

Le lendemain, un des moments les plus folkloriques de votre voyage vous attends car il vous faudra passer la frontière à pied, sur un vieux pont sorti tout droit d’un film, et qui surplombe la rivière Sixaola. Je discuterai d’ailleurs avec Bob, un américain d’un certain âge qui m’a bien fait rigoler en me disant qu’un jour le pont cèdera (il y font passer des poids lourds dessus, et je vous assure que l’on se demande comment !). « Obviously not today Bob !« . Sacré Bob, il videra à lui tout seul une caisse de bière dans le minibus pour Almirante…!

La frontière Costa Rica – Panama

Ca y est, vous voilà au Panama, et plus exactement à Guabito.

Attention, s’il vous reste des Colones, n’hésitez pas à les changer contre les dollars (monnaie utilisée au Panama), et ce même si l’on vous offre un taux peu avantageux. On vous dira qu’il est impossible de changer vos Colones à Bocas Del Toro, ce qui est vrai ! En ce qui me concerne, c’est d’ailleurs ironique dans la mesure ou j’ai tellement vécu de mauvaises expériences au niveau du change que j’ai refusé de le croire. Je me retrouverai par la suite avec tous ces Colones en poche, l’argent de secours obtenu suite à mon agression (et serait sauvé à Bocas del Toro par quelques autres backpackers en route vers le Costa Rica et soucieux profiter de mon taux avantageux…car oui : j’avais limite installé dans l’auberge un véritable bureau de change !).

Une fois la douane Panaméenne passée, prenez un bus en direction de Changuinola ou il vous faudra changer pour Almirante, votre dernière étape « terrestre« . Cependant, vous n’aurez pas de difficulté à trouver un collectivo directement en route vers Almirante (environ 10 dollars par personne pour 1h00 de route sur un route assez montagneuse). Arrivé à Almirante, prenez un Water-Taxi pour Bocas del Toro, pour 4 dollars (environ une heure de trajet)

Water-Taxi pour Bocas del Toro

Dernière information pratique, notez qu’il existe une différence d’heure entre le Costa Rica et le Panama (une heure de moins au Panama). Mais vous n’avez qu’à faire comme moi et voyager sans montre, ça vous évitera de régler quoi que ce soit !

Si vous souhaitez avoir plus de bons plans, il m’a été recommandé une auberge de jeunesse sympa(qui est entre autre très impliquée dans un projet écologique de reforestation) par d’autres voyageurs, non loin de Panama sur la côte Pacifique.

Voilà : clap de fin pour l’Amérique Centrale, je reviens très vite avec la suite de mes aventures en Amérique du Sud, plus exactement au pays de Pablo Escobar, la Colombie. Première étape : l’incroyable ville de Medellin et les montagnes environnantes.

Hasta Luego !