Après avoir passé une petite semaine à Moscou, j’entamais ma remontée vers le nord, puisqu’il s’agissait de rallier Helsinki en Finlande. De là, mon dernier vol pour Paris m’attendait pour boucler cet incroyable tour du monde.

La grandiose ville de Saint-Petersbourg : enfin ! Peu avant mon départ, j’avais fait la connaissance d’une Russe originaire de la ville, ce qui n’avait d’ailleurs fait qu’aiguiser ma curiosité à son égard (de la ville, pas de la russe !). Sur place, Ann, inscrite sur Couchsurfing, m’hébergera et sera un guide de choix…

Ensemble, nous explorerons la cité…Et quelle cité ! Saint-Petersbourg (à prononcer Sankt Piter-Bourkh en insistant bien sur le « t« , les « k » et roulant les « r« ) est en effet la plus grande ville de Russie de par sa superficie, la seconde la plus peuplée. Elle conserve un statut très important puisqu’elle fut la capitale de l’Empire Russe de 1712 jusqu’en 1918. Wikipédia classe Saint-Petersbourg parmi les plus belles villes d’Europe. Et je veux bien le croire ! Fondée en 1703 par Pierre 1er de Russie (dit Pierre le Grand), la ville fut le point de départ de la Révolution russe de 1917, lorsque les bolchéviques triomphent. Elle fut rebaptisée Leningrad après la mort de Lénine en 1924, et ne retrouvera son nom actuel qu’en Septembre 1991 après référendum.

La ville a été construite dans le cadre de réformes visant à faire de la Russie une grande puissance européenne. Son ouverture sur la mer baltique lui permettra de commercer plus facilement avec ses pays voisins mais également de développer une marine de guerre.

Au niveau de l’architecture, il est important de rappeler le rôle joué par les tsarines Elisabeth et Catherine II. En renforçant la politique d’ouverture vers l’Europe occidentale, elles font venir de nombreux artistes et architectes issus d’autres pays. On trouve alors une inspiration baroque italienne, et même directement en provenance du Siècle des Lumières que nos ancêtres ont connu en France…

J’ai été impressionné par la profondeur des galeries du métro, même après Moscou. Et d’ailleurs, la vidéo à suivre vous permettra de juger !

Les canaux rappellent Amsterdam, mais c’est plus à Venise qu’on lui fait référence. Surnommée en effet « La Venise du Nord« , Saint-Petersbourg compte 42 îles et 10% de l’étendue de son territoire représente de l’eau. Ce qui cause parfois des problèmes d’inondations, la ville ayant une faible élévation par rapport au niveau de la mer. De plus la Néva, fleuve qui « arrose » Saint-Petersbourg possède un des débits les plus élevés d’Europe.

Au niveau des choses à faire à Saint-Petersbourg, si je vous conseille avant tout de marcher au gré de ses rues, quelques highlights sont à rappeler.

Tout d’abord l’Hermitage, qui est sans conteste le musée le plus impressionnant qu’il m’ait été donné de visiter. Son patrimoine compte près de 3 millions de pièces d’art qui défient le temps. On remonte alors à la préhistoire pour en finir avec des expositions temporaires plus modernes. Nombreux sont les styles représentés, et l’influence de l’Europe de l’Ouest est massive (120 chambres !)

Il est inconcevable de quitter Saint-Petersbourg sans en avoir exploré une partie via les canaux. Pour une dizaine d’euros en moyenne, vous embarquerez pour une heure et demie de navigation. Gros regret, notre guide ne parlait qu’en Russe, je me contentais donc de mon quelques notes personnelles au fil de l’eau…

Une ballade à pied sur l’île Zaïatchii ou se trouve la forteresse Pierre-et-Paul. « Elle servit de casernement pour une garnison et de prison pour les personnalités importantes » d’après Wikipédia, avant de devenir un musée en 1924. Si vous savez lire le cyrillique, le site officiel du musée se trouve ici.

L’interminable (4,5 km !) artère qu’est Nevski Prospekt traverse la ville . Elle passe notamment par la place de l’Insurrection (que l’on aperçoit de le film Les Poupées Russes), mais aussi par le canal Griboyedov d’ou l’on aperçoit la magnifique Cathédrale Saint-Sauveur, la Cathedrale Kazansky et l’église catholique Sainte-Catherine.

Tout au bout, vous trouverez la place du Palais ou siège l’impressionnant Palais d’Hiver, qui fait parti du complexe de l’Hermitage.

Enfin, autre ballade intéressante, celle qui consiste à faire face au Quai des Anglais. De là, on peut y trouver deux Sphinx donnés par l’Egypte à la Russie tout en ayant vue sur la Cathédrale Saint-Isaac. Le musée de l’anthropologie de Saint Petersbourg (le Kunstkamera), situé tout près des Sphinx est aussi très intéressant.

Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de voir un ballet faute de budget, mais il parait que le théâtre Mariinski est réputé. Je vous laisse à présent avec la vidéo…

Après quatre jours très intenses à arpenter les rues de Saint-Petersbourg, il était temps pour moi de dire « Au revoir » à la Russie. Je montais dans le mini-bus direction Helsinki. L’Europe pointait déjà le bout de son nez…La France aussi, 350 jours après mon départ. Prochaine étape : la Finlande !

Et puisque notre aventure touche à sa fin, n’oubliez pas de voter !