Juste après avoir passé quelques jours à Singapour, je devais prendre à nouveau l’avion pour rejoindre le Vietnam, qui me faisait du pied depuis un petit moment. A l’aéroport de Singapour, je rencontrerai Alysia dans la queue du check-in, une anglaise avec qui par la suite, hasard des choses, je voyagerai quelques semaines en compagnie de nombreux backpackers. Le scénario était écrit.

Au Vietnam tout d’abord, les choses ne se sont pas passés exactement comme je l’aurai imaginé. J’avais fait l’engagement de donner une partie de mon temps aux régions dévastées par Ketsana. Exit Halong Bay et Sapa donc (à regarder du coup chez Joachim), à ma grande déception. Mais il y a des priorités dans la vie.

Ceci dit, je profiterai pour la peine complètement d’Hanoi, ville que j’ai particulièrement aimé malgré le bruit. Car oui, Hanoi, c’est bruyant ! Le trafic des deux roues est quelque chose d’irréel, on passe son temps à zigzager dans le chaos urbain. Pas de gros buildings qui étouffent mais une concentration d’habitants impressionnante.

Il règne pourtant dans la ville un contraste étonnant entre l’ébullition permanente de ses habitants et leur incroyable « zenitude« . C’est ce que je retiendrai de fort à Hanoi.

Au coeur de la ville, l’héritage français est encore bien présent et il n’est pas rare de rencontrer de vieux Vietnamiens qui parlent la langue. On pourrait d’ailleurs penser que les français sont mal perçus au vu du passé colonial (la France a quand même envahit le Vietnam de 1859 avec la prise de l’ancienne Saigon – Aujourd’hui Ho Chi Minh – jusqu’à leur départ en 1954 après la défaite de Diên Biên Phu, ou plus de 30 000 soldats nous feront comprendre qu’il est temps de rentrer à la maison). Mais il n’en est rien, du moins au travers des expériences que j’ai pu avoir sur place. Les personnes avec qui j’ai pu parler français (des « anciens » en général donc) étaient ravies de le faire.

Je n’ai pas spécialement de choses à vous recommander sur place, si ce n’est de marcher au hasard dans les rues (n’oubliez pas un plan : Je ne me suis jamais autant perdu de ma vie qu’à Hanoi !). Cependant, je vous conseille cet excellent guide (en anglais) trouvé via le New York Times. Je vous en ai fait un PDF (histoire d’économiser de l’encre), à télécharger ici.

Se balader au bord du lac est très relaxant, on y oublie vite le stress généré à chaque fois qu’il faut traverser la rue sans se faire écraser par 3 scooters à la fois. j’y ai passé un peu de temps a écrire, au bord de l’eau.

Pour ce qui est de la nourriture, on mange extraordinairement bien au Vietnam, sachez le ! Et si vous n’êtes pas adepte du serpent à tuer soi même (à faire si vous avez le coeur accroché), les tous petits restaurants de rue vous proposeront toujours de quoi vous satisfaire, la fraicheur en prime. Je crois même avoir battu un record personnel de nems un midi dans la rue.

Inversement : c’est aussi au Vietnam que j’ai aussi mangé les choses les plus bizarres (égalité avec la Chine) au niveau des insectes et autres…En général dans la rue, la communication est difficile (je ne vous parle pas des restaurants attrape-touristes sur-évalués qu’il vous faudra éviter) et on choisit souvent un peu au hasard : Il m’est même arrivé de ne pas chercher à comprendre ce qui se trouvait dans mon assiette tellement c’était étrange.

Peu importe : la cuisine Vietnamienne marquait un point et c’était le début d’une courte mais sulfureuse histoire d’amour entre elle et moi (ou devrais-je dire « nous« , ses secrets culinaires ne laissant en général personne indifférent).

Pour l’hébergement, je donne volontiers 5 étoiles au Hanoi Backpacker’s Hostel situé dans la Ngo Huyen Street. Un des meilleurs hostels visités au cours de mon voyage.

Pour sortir enfin, un établissement à ne pas manquer : le Dragonfly Bar. Au fait, Maï-Ly, Yann, Alex et un mystérieux « Juan-Michel » partent aujourd’hui pour 3 semaines de Vietnam. Et on peut les suivre ici.

Pour le moment : Moteur…Action !